Newsletter du 06.08.2020

 
  Bonjour à tous

Un coup de pluie et retour à une météo ensoleillée.. que demander de plus ? Peut-être que des micro-foudres frappent tous les plants de millets qui ont échappés au désherbage jusqu'ici? A défaut, on a lâché une petite armée de bipèdes pour se charger de cette tâche...

Question développement extraordinaire, cette semaine la palme va aux haricots à rame : 170 kg en une seule récolte ! , de quoi en mettre dans tous les paniers. Depuis quelques années, nous cultivons la variété allemande «Reine du Neckar », elle produit des haricots assez gros, mais sans fils, donc un gain de temps à la récolte et à la préparation : en marketing on appellerait cela une stratégie win-win. Mais il n'y a pas que cela de win-win chez le haricot. Comme toutes les autre légumineuses, les haricots ont développé une symbiose avec une bactérie capable de fixer l'azote de l'air. Or l'azote (N) est un élément parfaitement indispensable au développement végétal comme animal (sans azote pas de protéines). Bien que l'air que nous respirons soit constitué à 80% d'azote (diazote), ni l'animal (aussi évolués que certains pensent l'être..) ni le végétal ne sont capables de l'assimiler sous cette forme... ce qui nous rend au final tous totalement dépendants de micro-organismes fixateurs d'azote, p.ex rhizobacter qui vit sur les racines des légumineuses, rendant toute cette famille de plantes riche en protéines.
Comme beaucoup d'autres légumes, les haricots viennent à l'origine du continent américain (amérique centrale) où la forme sauvage se développa il y a un demi million d'année. Ils furent ensuite cultivés par les Aztèques et ont, au fil des siècles donné naissance à une multitude de variétés au graines multicolores. A l'origine, on ne s’intéressait qu'aux grains mûrs (secs), qui peuvent se conserver longtemps. Ils constituaient (et constituent toujours dans certaines régions du monde) un aliment de base et une source précieuse de protéines, en particulier pour les pour les classes sociales défavorisées qui n'ont pas accès aux protéines animale) et c'est de là que vient l'expression « c'est la fin des haricots » (quand même cet aliment basique vient à manquer, c'est la fin de tout...).

Ce n'est que vers la fin du XIXème siècle que les Italiens commencent à le consommer sous sa forme immature et verte et ce n'est qu'à partir de ce moment qu'on s'est attelé à développer des variétés sans fils.
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